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PREFAS le choix du social

PREFAS : Le choix du social

PREFAS le choix du social

Le choix du social

Parcours d’orientation, représentations et attractivité des métiers du travail social

Conduite entre mars 2024 et juin 2025, la recherche Le choix du social a exploré les mécanismes qui favorisent ou entravent l’orientation vers les métiers du travail social en région Hauts-de-France. Coordonnée par Emilie Duvivier, sociologue et directrice de la recherche à ESSLIL (GERTS-ETHICS), cette recherche a réuni une équipe de dix chercheuses et cadres pédagogiques des six établissements de formation membres du PREFAS Hauts-de-France.

Ancrée dans une démarche de recherche collaborative, cette étude illustre la vocation d’ ESSLIL – École des Sciences de la Société de Lille : articuler recherche, formation et action pour éclairer les transformations et renforcer la capacité des acteurs à comprendre et à agir sur les enjeux sociétaux centraux.

À partir d’un matériau riche, la recherche met en évidence les tensions qui traversent aujourd’hui les parcours d’orientation : faible visibilité des métiers, dispersion de l’information, inégalités sociales et territoriales, poids des représentations vocationnelles. Mais elle révèle aussi la force des engagements individuels, les effets déclencheurs des rencontres et la recherche de sens qui anime les parcours vers les carrières du social.

Penser l’orientation vers ces métiers, c’est poser les bases d’une véritable politique de reconnaissance : créer les conditions d’un choix libre, informé et soutenable dans la durée, et affirmer la contribution sociale de professions essentielles à la cohésion et à la justice sociale.

Cette recherche n’épuise pas le sujet ; elle y contribue en donnant à voir la diversité des positions – institutions, professionnels, étudiants – et en éclairant les leviers d’une action plus lisible, coordonnée et située.
Elle témoigne également de l’importance du travail collectif entre établissements, institutions et acteurs de terrain, sans lequel une telle démarche n’aurait pu voir le jour.

Un grand merci aux équipes partenaires du PREFAS Hauts-de-France, à la Région, à la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS) et la Délégation régionale académique à l’information et à l’orientation (DRAIO), ainsi qu’à l’ensemble des professionnels et étudiants qui ont partagé leurs expériences et nourri cette recherche.

 

Le rapport complet et sa synthèse sont disponibles en téléchargement sur les sites du PREFAS Hauts-de-France, d’ESSLIL et des établissements partenaires.

Introduction au rapport du PREFAS le choix du social

Cette recherche, conduite par le PREFAS Hauts-de-France entre mars 2024 et juin 2025, analyse la baisse d’attractivité des formations et métiers du travail social. Porté par un réseau de six établissements de formation, le projet articule les regards de chercheurs en sciences humaines et sociales, de formateurs, d’institutions (État, Éducation nationale, Région), de professionnels et d’étudiants.

L’objectif est d’éclairer les mécanismes qui favorisent ou entravent l’orientation vers ces métiers, en croisant politiques publiques, pratiques d’accompagnement et parcours étudiants.

Le contexte régional – population jeune, pauvreté élevée, vieillissement rapide – renforce les besoins en compétences, alors même que les candidatures dimi-nuent fortement selon les diplômes.

Ces difficultés locales ne sont pas isolées : la littérature récente (Livre blanc du HCTS, rapports parlementaires) met en évidence des enjeux de fond qui structurent durablement la crise d’attractivité au niveau national, qu’il s’agisse de la faible visibilité des métiers, de leur reconnais-sance limitée ou encore de conditions d’exercice dégradées.

C’est à l’intersection de ces constats régionaux et nationaux que s’inscrit notre démarche de re-cherche. L’enquête adopte une approche mixte.
Sur le plan quantitatif, un questionnaire auprès de 339 étudiants documente profils, parcours et représentations. Sur le plan qualitatif, 26 entretiens semi-directifs (représentants institutionnels, acteurs de l’orientation) et 2 focus groups (13 étudiants en formation initiale et continue) sont complétés par une observation participante et une analyse documentaire (référentiels, rapports, supports d’information).

Ce croisement d’échelles – macro-institutionnelle, méso-territoriale et micro-biographique – permet d’appréhender l’orientation non comme un simple appariement entre offre et demande, mais comme un processus social et relationnel, traversé d’inégalités et de représentations.

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